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Catégorie : Actualité & Hydrogène

Atawey accélère fortement sur le marché européen de la mobilité hydrogène et acte son nouveau positionnement

A quelques jours de l’ouverture du salon international Hyvolution se déroulant en France, Atawey est heureux d’annoncer une année 2023 record avec la signature de nombreuses commandes pour un montant de plus de 20 Millions d’euros. Fort d’une expertise technologique de plus de dix ans et d’un savoir-faire industriel dans la conception, la fabrication et la distribution de stations de recharge hydrogène, Atawey se positionne aujourd’hui comme un acteur de référence européen et partenaire de choix des porteurs de projets qui souhaitent accélérer la mobilité hydrogène. Grâce à sa connaissance fine des écosystèmes hydrogène et à sa large gamme de stations de recharge hydrogène performantes et modulaires, Atawey a notamment signé en septembre 2023 deux nouveaux projets : le projet Vallée Sud Hydrogène – plus gros projet européen en terme de véhicules à date – dans les Hauts-de-Seine (92) pour lequel la mise en place d’un écosystème hydrogène se dessine avec deux premières stations (une station de production et distribution de très grande capacité et une station satellite) et le projet porté par le SMTC-AC (Syndicat Mixte des Transports en Commun de l’agglomération clermontoise) avec une station de grande capacité pour alimenter deux lignes urbaines combinées de transport en commun. Ces nouvelles commandes témoignent de la confiance des acteurs du secteur pour l’entreprise savoyarde qui signe ainsi une année record. Mais Atawey ne s’arrête pas là et prévoit d’ores et déjà une forte croissance pour l’année 2024. Alors que l’entreprise a annoncé fin 2023 l’ouverture de négociations exclusives avec McPhy pour l’acquisition de son activité stations de recharge hydrogène, Atawey a en effet de nombreux nouveaux projets pour 2024.

Un positionnement élargi pour favoriser la mise en place des écosystèmes hydrogène en France et à l’international

L’entreprise élargit son portefeuille de services et se positionne désormais en amont et en aval de la vente de stations sur la chaine de valeurs hydrogène, intégrant ainsi de nouvelles activités. D’une part, sur le plan financier, l’entreprise a investi aux côtés de porteurs de projet dans la mise en place d’un écosystème hydrogène dans la vallée de l’Arve et a également développé une offre de location. D’autre part, sur le plan opérationnel, l’entreprise a gagné un premier appel d’offres et a été désignée pour assurer l’exploitation de la station de recharge hydrogène conçue et fabriquée par Atawey, située à Évreux dans l’Eure.

 

« Cette nouvelle étape pour l’entreprise arrive à un moment clé. Après plusieurs années de projets tests partout en France, la mise en place des écosystèmes hydrogène s’accélère. Nous souhaitions accompagner cette évolution du marché et en faciliter son déploiement via le co-financement des projets mais aussi l’exploitation optimisée des stations de recharge hydrogène. Ce virage stratégique marque la volonté de l’entreprise de devenir un des leaders européens de la mobilité hydrogène. » précise Jean-Michel Amaré, CEO et fondateur d’Atawey.

Une capacité de production en forte croissance et le lancement de plusieurs stations grande capacité

L’entreprise s’est dotée fin 2023 d’un second atelier à quelques kilomètres de son site historique de Bourget-du-Lac. Ce nouvel atelier permettra de développer largement ses capacités de production pour répondre à une demande croissante en France et à l’international. Atawey a en effet prévu en 2024 la mise en service de plusieurs stations de recharge hydrogène de grande capacité permettant de distribuer 1,3 tonne d’hydrogène par jour. Les cahiers de commande sont déjà remplis avec pas moins de six stations de ce type achetées. 

Atawey Academy : un institut de formation interne pour favoriser la montée en compétences des équipes

Pour accompagner sa croissance en France et à l’international, l’entreprise va lancer courant 2024 son Atawey Academy.

Avec l’arrivée de nouveaux salariés prévue tout au long de l’année, Atawey souhaite se doter d’un outil intégré pour favoriser la montée en compétences et la cohésion de ses équipes et permettre de formaliser et pérenniser la transmission des savoirs de l’entreprise.

Mêlant formation théorique et pratique grâce à ses ateliers intégrés, cette académie cible l’ensemble des salariés de l’entreprise et touchera tous les domaines d’activité tant techniques et règlementaires (conception, fabrication, maintenance) que managériales (gestion de projet, développement commercial, soft skills).

A terme, cette académie permettra de former également les équipes des différents porteurs de projets et partenaires avec lesquels l’entreprise collabore.

McPhy entre en négociations exclusives avec Atawey en vue de la cession de son activité stations de recharge hydrogène

  • McPhy engage un processus de cession de son activité de stations de recharge hydrogène ;
  • Atawey, qui se porte acquéreur, est aujourd’hui un acteur de référence de la mobilité hydrogène. Cette reprise lui permettrait d’en accélérer le développement et de devenir un leader européen ;
  • L’opération envisagée permettra à McPhy de se concentrer sur son cœur de métier de fabricant d’électrolyseurs, notamment au démarrage de sa Gigafactory de Belfort.

McPhy Energy, spécialiste des équipements de production et distribution d’hydrogène bas-carbone (électrolyseurs et stations de recharge), annonce être entré en négociations exclusives avec Atawey pour la cession de son activité stations de recharge. Pour mémoire, la fourniture de stations a représenté 32% du chiffre d’affaires de McPhy en 2022 avec un portefeuille de projets signés, commissionnés et/ou en cours d’exécution, représentant 40 stations.

La réussite des négociations doit permettre à McPhy de concentrer ses ressources sur la fabrication d’électrolyseurs, tout en garantissant à l’activité stations de poursuivre son expansion en bénéficiant des moyens apportés par un leader du secteur. Fort d’un parc de 30 stations hydrogène installées et de 10 ans d’expérience, Atawey est en effet un des tout premiers acteurs du marché français. Ce rapprochement des deux activités stations permettra d’accélérer la croissance d’Atawey et de créer un leader européen. 

McPhy et Atawey partagent une histoire et des valeurs communes, en tant qu’acteurs clés et pionniers de la filière mobilité hydrogène française. Leur proximité géographique, leurs collaborations réussies sur plusieurs projets et la complémentarité de leurs offres de stations devraient favoriser la réussite de l’opération. Ce rapprochement valoriserait en effet les investissements réalisés sur le site de Grenoble et permettrait à Atawey, pour accompagner la croissance forte de son activité, de se doter d’un outil industriel additionnel et d’un savoir-faire technologique de grande qualité, attesté par la mise en service récente par McPhy de plusieurs stations. Si le processus de cession venait à son terme, McPhy entend rester impliqué aux côtés d’Atawey afin d’assurer la continuité de son activité de stations, dans l’intérêt de toutes les parties prenantes.

Le recentrage de McPhy sur la fabrication d’électrolyseurs a été guidée par un besoin de spécialisation accrue des acteurs dans chaque grand métier de la filière hydrogène compte tenu de la forte croissance du marché. La taille des projets hydrogène, notamment pour l’industrie, est en pleine expansion, nécessitant de consacrer davantage de ressources pour la production en série d’électrolyseurs de très grande capacité. McPhy pourra désormais s’atteler exclusivement à cette tâche en s’appuyant sur son dispositif industriel paneuropéen composé de sa future Gigafactory à Belfort et des fonctions transverses à Grenoble en France, de son site d’ingénierie à Wildau en Allemagne et de son usine de production à San-Miniato en Italie.

McPhy va continuer la négociation engagée avec la confidentialité requise et informera les marchés de son éventuel aboutissement, notamment si une offre engageante devait être reçue. Durant cette période, une attention particulière sera portée à l’exécution des projets en cours et à la satisfaction des clients. Par ailleurs, une information-consultation des instances représentatives du personnel de McPhy sera engagée en fonction de l’évolution du projet de cession, celles-ci ayant déjà été informées du processus en cours.

Jean-Baptiste Lucas, Directeur Général de McPhy, commente : « Nous avons pris la décision d’engager un processus de cession de notre activité stations pour nous concentrer sur le développement de notre activité électrolyseurs. La combinaison des métiers de fabrication des équipements à la fois pour la production et la distribution d’hydrogène a permis un important effet d’apprentissage pour McPhy et facilité son passage à l’échelle industrielle. La possibilité d’associer nos équipes à l’émergence d’un nouveau leader européen en cédant notre pôle de stations à un acteur reconnu et dont nous partageons les valeurs essentielles est indiscutablement une piste à poursuivre. En parallèle, notre Gigafactory dédiée à la nouvelle génération d’électrolyseurs, dont la construction est sur le point d’être finalisée, réclamera la mobilisation de toutes nos ressources, afin de devenir un acteur majeur sur le marché considérable de la production d’hydrogène bas-carbone. »

Jean-Michel Amaré, Président et co-fondateur d’Atawey, ajoute : « C’est une formidable opportunité de confirmer Atawey comme un leader européen des stations hydrogène. La complémentarité de nos activités et la proximité de nos cultures d’entreprise nous aideront à aboutir à une opération qui satisfasse toutes les parties prenantes, en premiers lieux desquels les salariés. Cela constituerait évidemment un important pas en avant pour Atawey, mais aussi pour la structuration de l’écosystème français de la mobilité hydrogène. »

Prochain événement financier :

  • Publication du chiffre d’affaires annuel 2023, le 5 février 2024, après clôture des marchés.

À propos de McPhy

Spécialiste des équipements de production et distribution d’hydrogène, McPhy contribue au déploiement mondial de l’hydrogène bas-carbone comme solution pour la transition énergétique. Fort de sa gamme complète dédiée aux secteurs de l’industrie, la mobilité et l’énergie, McPhy offre à ses clients des solutions clés en main adaptées à leurs applications d’approvisionnement en matière première industrielle, de recharge de véhicules électriques à pile à combustible ou encore de stockage et valorisation des surplus d’électricité d’origine renouvelable. Concepteur, fabricant et intégrateur d’équipements hydrogène depuis 2008, McPhy dispose de trois centres de développement, ingénierie et production en Europe (France, Italie, Allemagne). Ses filiales à l’international assurent une large couverture commerciale à ses solutions hydrogène innovantes. McPhy Energy est cotée sur Euronext Paris (compartiment B, code ISIN : FR0011742329, code mnémonique : MCPHY).

À propos d’ATAWEY

Atawey est le leader en France des solutions de recharge de mobilité hydrogène avec 40% de parts de marchés et trente stations installées depuis sa création.

Fondée en 2012 par Jean-Michel Amaré et Pierre-Jean Bonnefond, Atawey conçoit, fabrique et distribue des stations de recharge d’hydrogène contribuant au déploiement de la mobilité hydrogène en France et en Europe. Atawey a développé une gamme complète de stations de recharge performantes et modulaires (station compacte, station évolutive, station mobile). Ces différentes solutions permettent d’accompagner la montée en puissance de l’usage hydrogène sur les territoires et offrir des solutions adaptées à tous les porteurs de projets hydrogène, du projet pilote au maillage complet d’un territoire.

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h2 : un peu de Physique-Chimie

L’hydrogène, le plus simple et le plus abondant des éléments de l’univers, a une histoire riche qui remonte à sa découverte par le scientifique britannique Henry Cavendish au XVIIIe siècle. Depuis lors, cette molécule a connu une évolution remarquable, passant d’une simple curiosité scientifique à un élément clé dans de nombreuses applications modernes, développées dans des écosystèmes H2.

Siècle des Lumières : La Découverte de l’Hydrogène

En 1766, Henry Cavendish, physicien et chimiste britannique, réalise une percée scientifique en découvrant une substance gazeuse unique pendant ses expériences sur l’acidité. Trois ans plus tard, il publie ses résultats, révélant la nature particulière de ce gaz léger, qu’il appelle alors “air inflammable”.

En 1783, le chimiste français Antoine Lavoisier réalise que l'”air inflammable” de Cavendish était en réalité un élément chimique distinct qui, lorsqu’il brûlait en présence d’oxygène, jouait un rôle dans la formation de l’eau. Il propose alors le nom “hydrogène” pour cet élément, dérivé du grec “hydro” signifiant “eau” et “genium” signifiant “formeur”.

H2 : une formule chimique pour l’hydrogène

Pourquoi appelle-t-on l’hydrogène le H2 ? 

La forme moléculaire de l’hydrogène est le dihydrogène : comme son nom l’indique, cette molécule comporte deux atomes d’hydrogène : sa formule chimique est ainsi le H2. 

L’Ère de la Renaissance Chimique : le gaz H2 devient un vecteur énergétique

En 1839, Sir William Grove, un avocat britannique, chimiste amateur, développe la pile de Grove, également connue sous le nom de batterie voltaïque à gaz, en combinant des électrodes en platine avec de l’hydrogène et de l’oxygène. Cette invention convertit directement l’énergie chimique en électricité sans combustion, offrant ainsi une alternative propre et efficace aux méthodes traditionnelles de production d’électricité.

Au cours des années suivantes, il publie une série d’articles et, lors d’une conférence en 1842, il évoque pour l’une des 1ère fois la conservation de l’énergie, précédant Harmann von Helmholtz de cinq ans. 

Sa cellule à gaz restera en sommeil pendant des décennies, mais deviendra un précurseur essentiel dans l’invention de la pile à combustible. 

Ainsi, l’ère de la renaissance chimique a été non seulement le témoin de découvertes fondamentales, mais également le catalyseur d’une nouvelle ère dans le domaine de l’énergie, marquée par l’utilisation novatrice de l’hydrogène comme vecteur énergétique.

Révolution industrielle : les usages de l’hydrogène se multiplient

Au XXe siècle, l’hydrogène devient une ressource cruciale au sein de l’industrie, trouvant une multitude d’applications qui ont façonné les processus de fabrication et la production mondiale. L’une des utilisations majeures de l’hydrogène réside dans sa contribution à la production d’ammoniac. Cette réaction chimique, connue sous le nom de synthèse de Haber-Bosch, permet de combiner l’hydrogène et l’azote atmosphérique pour former de l’ammoniac, une matière première essentielle dans la fabrication des engrais.

L’industrie pétrolière a également intégré le gaz hydrogène dans ses processus. Le raffinage du pétrole, par exemple, utilise l’hydrogène pour éliminer les impuretés et améliorer la qualité des produits pétroliers. Le procédé d’hydrodésulfuration, qui utilise l’hydrogène pour réduire la teneur en soufre des carburants, est un exemple significatif de cette application.

L’Hydrogène, un gaz essentiel pour répondre aux besoins de la société moderne

En outre, l’hydrogène est employé dans la métallurgie pour réduire les minerais de métaux tels que le fer, contribuant ainsi à la production d’acier. Cette utilisation spécifique, connue sous le nom de réduction directe, permet d’obtenir des métaux à partir de leurs oxydes, jouant un rôle clé dans la fabrication de matériaux essentiels à de nombreuses industries.

Dans le secteur électronique, l’hydrogène trouve sa place dans la production de semi-conducteurs et de composants électroniques avancés. Son utilisation dans ces applications contribue à l’avancement continu des technologies de l’information et de la communication.

Le rôle central de l’hydrogène dans la fabrication d’engrais, le raffinage pétrolier et d’autres procédés industriels en fait une ressource incontournable pour répondre aux besoins croissants de la société moderne.

Ère post-industrielle : l’H2 dans la transition écologique

Bien que toujours utilisé pour décarboner l’industrie, au tournant du XXIe siècle, l’hydrogène représente une solution prometteuse pour les problèmes environnementaux et énergétiques et a donc un rôle clé à jouer dans la transition écologique. Son intérêt réside dans le fait que production et consommation sont complètement décorrélées : on peut le produire pendant les heures creuses, le stocker de manière sécurisée et le consommer quand on veut.

C’est pourquoi le H2 est aujourd’hui utilisé comme moyen de stockage de l’énergie : il est utilisé comme vecteur énergétique pour stocker l’énergie renouvelable produite à partir de sources intermittentes telles que l’éolien et le solaire. Il permet ainsi de lisser les variations de la production énergétique, contribuant à une alimentation plus stable du réseau électrique.

L’hydrogène H2, une solution de décarbonation des transports

Il fait également partie des solutions de décarbonation des transports, offrant une mobilité hydrogène sans émissions de CO2 et contribuant ainsi à réduire l’empreinte carbone du secteur, mais aussi à améliorer la qualité de l’air. 

Par exemple, l’hydrogène peut être utilisé pour alimenter les piles à combustible qui vont fournir de l’électricité aux voitures électriques. La capacité de stockage de l’hydrogène est par ailleurs utilisée pour ces transports : l’énergie non consommée par le moteur électrique d’une voiture est stockée dans une batterie, et pourra assister la pile à combustible si besoin.

Les véhicules hydrogènes nécessitent des infrastructures spécifiques pour leur ravitaillement : les stations hydrogènes. Ces stations, en plein développement, sont équipées de pompes capables d’injecter de l’hydrogène sous forme de gaz sous pression dans le réservoir du véhicule.

L’hydrogène se positionne donc comme un acteur polyvalent dans la transition énergétique, offrant des solutions innovantes pour répondre aux défis climatiques et énergétiques du XXIe siècle.

Le saviez-vous ?

Bien que l’hydrogène soit un gaz inodore et incolore, on le pare pourtant de différentes couleurs !

En effet, les couleurs de l’hydrogène sont des noms donnés à la molécule selon son procédé de production et / ou sa source d’électricité. L’hydrogène “vert” est ainsi un hydrogène produit à partir d’un procédé renouvelable ou faiblement carboné (éolien, solaire, électrolyse de l’eau). 

L’hydrogène, un vecteur énergétique incontournable de la transition écologique

De sa découverte par Cavendish à ses applications modernes, l’histoire de l’hydrogène est une saga de découvertes scientifiques et d’innovations technologiques. Alors que nous explorons de nouvelles façons d’utiliser cette molécule polyvalente, il est clair que l’hydrogène continuera de jouer un rôle crucial dans la quête d’un avenir énergétique durable.

L'hydrogène : vecteur énergétique incontournable de la transition écologique
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Couleurs de l’hydrogène et stations hydrogène : entre mythes et réalités

Le dihydrogène (H2) – molécule constituée de 2 atomes d’hydrogène -, communément appelé hydrogène est produit par différentes méthodes. De ce fait, la molécule d’hydrogène qui n’a ni couleur, ni odeur est pourtant, dans le monde de l’énergie, parée de plusieurs nuances. ZOOM sur une palette de couleur allant du noir au blanc, en passant par l’hydrogène vert.

L’évolution des couleurs de l’hydrogène en fonction de l’évolution des productions

Quelles sont les 7 couleurs de l’hydrogène ?

On nomme l’hydrogène avec 7 couleurs bien définies avec parfois quelques nuances : 

  • Brun / noir
  • Gris
  • Bleu, turquoise
  • Rose, rouge, violet
  • Vert
  • Blanc

Chaque couleur correspond au procédé utilisé pour la production d’hydrogène ou à sa source d’énergie. Ce procédé a évolué avec les années, et tend de plus en plus vers une énergie ou un mode de production plus respectueux de l’environnement. 

Hydrogènes noir, marron, gris : héritages de l’industrie fossile

L’hydrogène noir et l’hydrogène marron sont produits par gazéification du charbon bitumineux (pour l’hydrogène noir) et lignite (pour le marron). Il s’agit d’un processus extrêmement polluant, puisqu’il produit du CO2 et du monoxyde de carbone et les rejette dans l’atmosphère.

L’hydrogène gris est produit à partir de combustibles fossiles et utilise généralement la méthode du vaporeformage. Il est actuellement l’hydrogène le plus courant en termes de production, car il est le moins cher à produire. Au cours de ce processus, 10 tonnes de CO2 sont générées et rejetées dans l’atmosphère contre une tonne d’hydrogène produit. Cette méthode, moins polluante que le vaporeformage du charbon, reste néanmoins génératrice de CO2.

Hydrogènes bleu, turquoise : les prémices d’une technologie de production moins émettrice de gaz à effet de serre

L’hydrogène bleu est dérivé de l’hydrogène gris, mais la majeure partie du CO2 émis au cours du processus de production est capturée et stockée, entre autres, sous terre. 10 à 20 % du dioxyde de carbone émis durant sa production n’étant pas captée et des fuites de méthane ayant été pointés du doigt par de nombreux scientifiques, l’hydrogène bleu est aujourd’hui considéré comme de l’hydrogène carboné.

L’hydrogène turquoise, quant à lui, est extrait par pyrolyse du méthane, c’est-à-dire en le chauffant à très haute température. Cette forme de production permet de produire du carbone solide utilisé notamment dans la production de pneus, de plastiques ou encore de batteries. Le processus utilise le gaz naturel comme matière première et, si l’énergie nécessaire à la séparation du méthane provient de sources renouvelables, le processus est presque neutre en carbone.

Hydrogènes rouge, rose, violet : La quête d’une énergie bas carbone

L’hydrogène rose, rouge et violet est généré par la division de l’eau à l’aide de l’électricité produite par les centrales nucléaires.

L’hydrogène rose est produit par l’électrolyse de l’eau, qui décompose l’eau en oxygène et en hydrogène. L’hydrogène rouge est quant à lui produit par fractionnement catalytique à haute température de l’eau, les produits chimiques utilisés dans le processus étant réutilisés dans un cycle de production en boucle fermée.

Enfin, l’hydrogène violet est produit en utilisant l’énergie nucléaire et la chaleur par électrolyse chimio-thermique combinée de l’eau.

Hydrogène vert : La promesse d’une énergie vertueuse

Bien que l’hydrogène “vert” fasse souvent référence à l’hydrogène produit à partir d’électricité générée par des sources d’énergies renouvelables (d’origine solaire ou éolien), il peut également s’agir d’hydrogène produit par différentes méthodes utilisant d’autres sources renouvelables telles que le biogaz, le biométhane ou les biodéchets. Actuellement la méthode la plus courante de production d’hydrogène vert est l’électrolyse de l’eau.

Aucune émission de CO2 n’est associée à la production d’hydrogène vert ni à son utilisation. Lorsqu’il est utilisé dans une pile à combustible, le seul sous-produit de son utilisation est l’eau pure qui a été utilisée à l’origine pour sa production.

Hydrogène blanc : L’eldorado de l’hydrogène ?

L’hydrogène blanc désigne l’hydrogène dans son état le plus naturel. Il est généré par un processus naturel à l’intérieur de la croûte terrestre et ne fait donc appel à aucun mode de production. Son processus d’extraction est similaire à celui du gaz naturel, nécessitant des forages souterrains profonds pour exploiter les puits d’hydrogène naturels. 

La réserve la plus connue se situe dans le village d Bourakébougou au Mali dont le puits crache un gaz contenant plus de 97 % d’hydrogène depuis plus de 30 ans. En France, un gisement a récemment été découvert en Moselle.

Avec ses différentes couleurs, allant du noir au blanc, l’hydrogène incarne l’évolution des méthodes de production vers une énergie plus respectueuse de l’environnement. L’hydrogène vert se dresse comme une solution prometteuse pour un avenir énergétique durable, libérant le potentiel d’une solution de décarbonation de la mobilité. Sa production étant dépendante de celle des énergies renouvelables, il est nécessaire de prendre en compte le temps de développement des technologies.

Hydrogène vert et stations de ravitaillement : où en est-on ?

Il existe deux façons d’alimenter une station en hydrogène.

La première grâce à un électrolyseur sur place. Dans ce cas, la couleur de l’hydrogène dépend du mix-énergétique du pays dans lequel elle est installée ; ou est verte si la station est fournie par de l’électricité verte.

La seconde par acheminement de l’hydrogène via des remorques de tubes d’hydrogène comprimé. Dans ce cas, la couleur de l’hydrogène dépend du mode de production de l’hydrogène, du pays dans lequel il a été produit et du mode d’acheminement. Il existe également des projets de stations centrales produisant l’hydrogène par électrolyse et stations satellites dans lesquelles l’hydrogène produit par les stations centrales est acheminé.

Dans le cas d’Atawey, les stations compactes peuvent intégrer un électrolyseur.

Conclusion

Les différentes couleurs de l’hydrogène incarnent l’évolution des méthodes de production vers une énergie plus respectueuse de l’environnement et la nécessité de développer les solutions de production d’hydrogène bas carbone et décarboné.

Alors que les sociétés se mobilisent pour réduire leur empreinte carbone et adopter des sources d’énergies plus propres, la demande d’hydrogène vert dépasse actuellement l’offre. C’est notamment pour cette raison que la molécule d’hydrogène vert coûte plus cher que la molécule d’hydrogène gris.

Les investissements en temps et en financements représentent donc un enjeu crucial dans le développement des technologies de production et seront déterminants pour les années à venir.

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Atawey, leader français des stations de recharge hydrogène, multiplie les récompenses et déploie ses stations de grande capacité

L’entreprise savoyarde qui fabrique, conçoit et distribue des stations de recharge hydrogène, connait un bel alignement des planètes !

Le leader français de stations de recharge hydrogène (avec plus de 40% du parc de stations installées1) est heureux d’annoncer être lauréat de la première promotion du programme French Tech 2030, un nouveau programme national piloté par le Secrétariat général pour l’investissement, l’accompagnement de la Mission French Tech et l’expertise de Bpifrance.

Un signe de reconnaissance pour l’entreprise savoyarde qui propose aujourd’hui l’une des gammes de stations les plus larges du marché européen dont les stations évolutives de grande capacité (jusqu’à 1,3 t/j) destinées à répondre à l’essor de la mobilité intensive.

Sélectionnée parmi 840 dossiers déposés, Atawey rejoint ainsi, avec 125 autres acteurs émergents de l’innovation française, un programme qui combine accompagnement financier et extra-financier. Un objectif majeur : faire émerger sur l’ensemble des verticales de France 2030, les nouveaux leaders technologiques français pour leur permettre de se développer et de rayonner sur la scène internationale.

En parallèle, Atawey doublement récompensée : par la filière, et au niveau local

Atawey fait aussi partie des lauréats de la première édition des Prix France Hydrogène 2023, qui récompensent des acteurs de la filière hydrogène pour leur dynamisme et la création de valeur de la filière.

Atawey a reçu le Prix de l’innovation pour sa station mobile de distribution d’hydrogène.

Lancée en 2022 et pensée par les équipes R&D de l’entreprise, cette station constitue une innovation industrielle forte. La station se déplace vers le client, quel que soit son besoin.

Pour une mise en service accélérée (moins de 4 heures) et éviter l’indisponibilité de la station, elle intègre en son sein deux programmes innovants conçus eux aussi en interne : ata’Start et ata’Check.

Atawey a également été sélectionnée pour participer à l’édition 2023 du programme « Accélérateur de solutions-climat » porté par l’agglomération Cannes Lérins. Cet événement local a pour ambition de mettre en relation des développeurs de solutions concrètes avec les élu(e)s de l’agglomération pour permettre de prévenir les effets du dérèglement climatique.

Ces différents Prix et programmes viennent récompenser les efforts de l’entreprise qui, depuis plus de dix ans, œuvre pour accélérer la mobilité hydrogène en France et à l’international. L’ADN de l’entreprise basée sur l’innovation et la maitrise industrielle permet ainsi de répondre aux attentes des différents marchés et de s’adapter à l’évolution des différents besoins de la mobilité hydrogène.

HYmpulsion renouvelle sa confiance à Atawey

Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, Atawey est heureuse d’annoncer sur cette même période une nouvelle commande de trois stations de grande capacité par la société HYmpulsion, en charge de la mise en œuvre opérationnelle et commerciale du projet Zero Emission Valley. Ces trois stations, intégrant chacune une capacité de compression jusqu’à 1,3t d’hydrogène par jour, vont permettre au projet Zero Emission Valley de poursuivre son développement.

 

Ce projet d’envergure porté par la Région Auvergne-Rhône-Alpes prévoit en effet d’ici à 2024 le déploiement de plus de 400 véhicules légers (utilitaires et tourisme) à hydrogène et de plus de 115 bus, camions et autocars, nécessitant de fait la mise en exploitation de stations de ravitaillement en hydrogène adaptées. Avec des capacités initiales de distribution de 400 kilos d’hydrogène / jour, les stations commandées seront évolutives à terme jusqu’à 1,3t/j, Atawey a su répondre aux exigences et aux besoins du projet Zero Emission Valley.

 

Cette nouvelle commande de trois stations est la suite logique d’un partenariat initié de longue date, puisque les deux premières stations du projet Zero Emission Valley ont été fabriquées et installées par Atawey et sont d’ores et déjà exploitées par HYmpulsion : la première à Chambéry et la seconde à Moûtiers.

 

Avec des taux de disponibilité de ses stations de plus de 95%, un suivi et un monitoring quotidien, Atawey se positionne comme un acteur incontournable de la distribution hydrogène. Ces trois nouvelles stations intégreront, tout comme celles de Chambéry et de Moûtiers, le protocole de remplissage international MC Formula. Ce protocole de remplissage extrêmement complexe permet de réaliser des économies d’énergie et de gagner en disponibilité station. Il permet également d’offrir une meilleure expérience utilisateur.

Atawey est le premier fabricant français à intégrer cette innovation technologique.

 

Les trois futures stations seront installées à horizon 2024 à Annecy, Valence et Salaise-sur-Sanne, au sud de Lyon. Ces emplacements stratégiques permettront de créer des corridors hydrogène – en adéquation avec les programmes européens de déploiement d’infrastructures massives d’hydrogène le long des flux de circulation principaux – entre Lyon et Valence et Valence et Annecy. Cette création de réseau vise ainsi à soutenir le développement, à l’échelle de la région Auvergne-Rhône-Alpes, d’une filière de mobilité décarbonée ; tout en assurant le ravitaillement des poids lourds sur les parcours transfrontaliers européens.

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Technogas et Atawey joignent leur expertise pour accélérer la mobilité hydrogène au BeNeLux

Alors que la filière hydrogène se développe partout en Europe grâce à une politique incitative d’investissements publics et l’évolution accélérée du cadre réglementaire, Technogas, entreprise qui conçoit, assemble et maintient des postes de détente et comptage pour le réseau gazier est heureux d’annoncer la conclusion d’un partenariat avec Atawey, concepteur, fabricant et installateur de stations de recharge hydrogène.

 

Ensemble, Technogas et Atawey proposeront une offre clé-en-main visant à faciliter le déploiement de la mobilité hydrogène au BeNeLux. Une alliance cohérente pour les deux entreprises européennes, qui placent la fiabilité des solutions proposées au premier plan et souhaitent soutenir les entreprises dans la décarbonation des usages.

Des stations modulaires et complémentaires couplées à une offre de service à 360°

Avec ce partenariat, Technogas et Atawey proposeront ont une offre clé-en-main : produit (la station de recharge hydrogène par Atawey) et service (la maintenance et l’exploitation technique par Technogas), afin que les entreprises puissent bénéficier d’une solution complète, fiable et durable.

 

D’un côté, Technogas, acteur référent et reconnu pour son expertise et la qualité de ses offres qui œuvre depuis plus de 50 ans dans le secteur des gaz industriels et renouvelables et qui souhaite élargir son portefeuille d’activité dans un domaine qu’il connaît déjà bien : l’hydrogène. L’entreprise intègre ainsi une nouvelle dimension et devient acteur de la mobilité décarbonée.

 

De l’autre côté Atawey, expert depuis plus de 10 ans dans la conception, la fabrication et l’installation des stations de recharge hydrogène, souhaite déployer son expertise technologique, son réseau et sa fine connaissance de la filière à l’international. Parmi la gamme de stations hydrogène proposée par l’entreprise savoyarde : les stations mobiles déployables en une demi-journée et les stations évolutives de grande capacité (jusqu’à 1,3 t/j) répondant aux usages intensifs (logistique, mobilité lourde, transports en commun, etc.).

 

Au-delà de la vente d’équipements, ce partenariat offre un accompagnement global sur les services associés. Un champ d’intervention qui s’étend donc sur toute la chaîne de valeur d’un projet d’infrastructure hydrogène : de la conception à la maintenance / exploitation.

Un partenariat cohérent

En signant ce contrat de partenariat, les entreprises combinent leurs avantages complémentaires pour faire face aux défis du changement climatique et les enjeux de la mobilité décarbonée. Une évidence lorsqu’on réalise qu’il faut avancer collectivement pour atteindre les objectifs de neutralité carbone fixés par les pouvoirs publics.

 

« Nous sommes fiers d’avoir comme partenaire Atawey, qui s’est engagé dès sa création dans une démarche de proposition de valeur locale et unique et une conception plus durable de ses stations », se réjouit Laurent FEMONT, Directeur de Technogas. « Les produits et les valeurs d’Atawey s’associent naturellement aux services que propose Technogas, et c’est par ce type d’accords vertueux que nous pourrons proposer des solutions complètes et cohérentes sur le marché de la mobilité hydrogène ».

 

« Technogas assure aujourd’hui une qualité de service maximale dans tous les domaines dans lesquels l’entreprise a su se développer. Nos deux sociétés souhaitent soutenir le marché européen de la mobilité décarbonée grâce à une technologie éprouvée et un service client au plus près des entreprises et collectivités » affirme Geoffroy VILLE, International Sales Developer d’Atawey. « Nous sommes enthousiastes à l’idée de ce partenariat, qui est une preuve que des solutions concrètes existent. »

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Production d’hydrogène : du fossile au renouvelable 

L’hydrogène est un élément chimique présent en abondance dans l’univers, mais il en existe peu sous forme pure sur Terre. Contrairement aux combustibles fossiles tels que le charbon ou le pétrole, l’hydrogène doit être produit à partir d’autres sources d’énergie primaire. Cela en fait un vecteur énergétique – au même titre que l’électricité – très prometteur, car il a le potentiel d’être une alternative propre et durable aux énergies fossiles dans de nombreux secteurs, l’industrie, la production d’énergie ou encore les transports.

L’utilisation de l’hydrogène comme source d’énergie peut contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à améliorer la qualité de l’air. En outre, l’hydrogène est facilement stockable et transportable, ce qui en fait une source d’énergie flexible et polyvalente. En somme, l’hydrogène est un vecteur énergétique prometteur pour la transition vers une économie plus propre et plus durable.

Les différentes méthodes de fabrication d’hydrogène : des ressources fossiles à l’électrolyse de l’eau

La production d’hydrogène est en train de devenir une industrie clé pour répondre aux besoins de notre société en matière d’énergie propre et renouvelable. 

Qu’est-ce que l’hydrogène ?

L’hydrogène est un élément chimique composé d’un proton et d’un électron. La molécule de dihydrogène (H2) est constituée de deux atomes d’hydrogène. On parle communément d’hydrogène pour désigner en fait le dihydrogène.

À quoi sert l’énergie hydrogène en France ?  

En France, l’hydrogène est utilisé majoritairement dans l’industrie chimie et le raffinage du pétrole. Il sert également de base pour la production d’ammoniac (engrais) et de méthanol. 

Demain, dans le cadre de la transition énergétique, l’énergie hydrogène peut être valorisée dans de nombreux autres usages. 

  • Comme un carburant propre : l’hydrogène, associé à une pile à combustible, crée une réaction qui génère de l’électricité : c’est un vecteur d’énergie propre et permet d’alimenter un moteur électrique (c’est le principe de la voiture à hydrogène). 
  • Pour stocker l’électricité, ce qui permettrait d’optimiser la capacité de production électrique et pallier l’intermittence des énergies renouvelables
  • Dans le secteur industriel, pour remplacer l’utilisation des énergies fossiles et alimenter en énergie décarbonée les industries

Comment fabriquer de l’hydrogène ? Le processus de production

Il existe différents modes de production de l’hydrogène. Aujourd’hui, le procédé de production d’hydrogène le plus répandu est le vaporeformage. Cette méthode utilise des combustibles fossiles tels que le gaz naturel ou le biogaz pour dissocier les atomes carbonés du méthane grâce à de la vapeur d’eau. Après deux réactions successives, ils se reforment séparément en dihydrogène et en dioxyde de carbone (CO2). Le mélange est ensuite purifié pour obtenir de l’hydrogène “gris” à environ 99,9%. Le vaporeformage présente l’avantage d’un coût compétitif, mais l’inconvénient d’avoir une lourde empreinte carbone (plus de 10kg de CO2 par kg d’hydrogène gris produit).

La gazéification du charbon a également été largement utilisée au XIXème siècle pour produire du gaz de ville et des carburants liquides à usage militaire. Porté à très haute température, le charbon se vaporise et le carbone qu’il contient réagit avec de la vapeur d’eau en produisant du « syngas » dont on peut séparer l’hydrogène après avoir éliminé les impuretés et le CO2. Cette méthode, elle aussi très émettrice de CO2 est aujourd’hui encore utilisée dans les pays marqués par la culture charbonnière (Chine, États-Unis, Allemagne, etc.) pour produire industriellement de l’hydrogène dit “gris”.

Cependant, ces méthodes de production d’hydrogène sont remises en question en raison de leur fort impact environnemental. La mobilité hydrogène étant en plein essor, plusieurs voies de remplacement sont actuellement en cours de développement, notamment la production d’hydrogène par électrolyse.

L’hydrogène produit par électrolyse, une alternative prometteuse aux carburants fossiles

Comment produire de l’hydrogène vert ? 

L’hydrogène vert est considéré comme l’un des éléments majeurs de la transition énergétique vers des sources d’énergie plus propres et durables. Dans ce contexte, l’électrolyse de l’eau est un procédé prometteur pour produire de l’hydrogène à partir de sources d’énergie renouvelable, telle que l’énergie solaire ou éolienne. Cette technologie crée une réaction, qui permet de séparer les molécules d’eau en dihydrogène et dioxygène en utilisant un courant électrique. Ainsi, 2 molécules d’eau (H2O) permettent de produire 2 molécules de dihydrogène (H2) et 1 molécule d’oxygène (O2).

2H2O 🡪 2H2 + O2

Le saviez-vous ? L’électrolyseur pour de l’hydrogène “renouvelable”

Avec ce procédé alimentant l’électrolyseur avec de l’électricité renouvelable, l’hydrogène produit est considéré comme “vert”, car il ne génère pas de gaz à effet de serre de la production jusqu’à son utilisation.

Ainsi, l’électrolyse de l’eau est une technologie clé pour la production d’hydrogène vert, contribuant ainsi à réduire son empreinte et offrir une solution de transport durable pour un avenir plus propre.

L’électrolyseur, technologie clé au cœur du système de production d’hydrogène décarboné de la station hydrogène compacte S d’Atawey

Pouvant intégrer un électrolyseur, la station hydrogène compacte S d’Atawey est capable de produire jusqu’à 2 kg d’hydrogène par jour, soit environ 200 km d’autonomie pour un véhicule léger. En faisant ce choix, les stations compactes sont tout-en-un : elles intègrent dans un seul ensemble la production, le stockage, la compression, la distribution et l’interface Homme Machine (IHM). 

La station est raccordée au réseau d’eau potable et utilise la technologie de l’électrolyse alcaline pour casser la molécule d’eau. Une fois la molécule d’eau dissociée, l’hydrogène décarboné est stocké tandis que l’oxygène est rejeté dans l’atmosphère. Si la station atteint sa capacité maximale de stockage, elle cesse de produire de l’hydrogène.

Le saviez-vous ?

La station compacte S est solution idéale pour les acteurs situés sur des zones insulaires !

Les électrolyseurs intégrés dans les stations Compactes S ont été conçus par Atawey et sont fabriqués en France, à Saint-Étienne.

Une station Compacte S mise en service en Guadeloupe 

Arrivée en Guadeloupe fin 2022, la station Compacte S servira de station d’amorçage pour l’entreprise SARA.

Capable de produire 2kg par jour d’hydrogène et de distribuer jusqu’à 6kg en une journée, cette station alimentera deux voitures 700 bars. 

Cette station est la première de Guadeloupe et a été installée courant mars à Jarry. Elle est alimentée grâce à de l’énergie renouvelable, par des panneaux photovoltaïques.

Des défis à relever pour accélérer la transition énergétique : remplacer le vaporeformage

Le vaporeformage, actuellement la méthode la plus couramment utilisée pour produire de l’hydrogène décarboné, sera progressivement remplacé dans la transition écologique en raison de son importante émission de CO2. L’électrolyse de l’eau est considérée comme la technologie la plus avancée pour le remplacer, bien que les coûts de production de l’hydrogène restent élevés (trois fois supérieurs à ceux du vaporeformage) et dépendent des coûts de l’électricité.

Les stations compactes S développées par Atawey utilisent l’électrolyseur pour produire de l’hydrogène. Pour les autres stations de la gamme (compactes M et les stations hydrogènes évolutives), il est possible d’installer un électrolyseur à côté de la station afin de produire de l’hydrogène sur place.

+ d’infos sur la fabrication hydrogène

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Atawey : 1er fabricant français à intégrer la MC Formula

Alors que la mobilité hydrogène se structure partout en France et à l’international avec le lancement de nouveaux écosystèmes hydrogène sur de nombreux territoires, Atawey, leader français de stations de recharge hydrogène (avec plus de 40% du parc de stations installées1), est heureux d’annoncer l’intégration du protocole de remplissage MC Formula sur l’ensemble de ses stations évolutives allant jusqu’à 1,3 tonne/jour. Ce protocole de remplissage extrêmement complexe à mettre en place permet au gestionnaire de station d’améliorer la disponibilité des stations – et donc de maximiser le nombre de véhicules rechargés chaque jour – ou bien d’abaisser sa consommation énergétique à vitesse de remplissage équivalente.
En étant le premier fabricant français à intégrer ce protocole de remplissage international, Atawey s’affirme comme un expert de la distribution hydrogène.

Un protocole de remplissage unique aux multiples avantages

Aujourd’hui, deux grands protocoles de remplissage internationaux pour les stations de recharge hydrogène existent : le protocole dit « méthode des tables », ou le protocole MC Formula.
Chaque constructeur de station de recharge est libre de choisir le protocole international qu’il désire ; chacun étant rattaché à la norme internationale SAEJ 2601.

Le protocole le plus standard, car plus facile à maîtriser et moins coûteux à installer, est celui de la méthode des tables : les paramètres de remplissage du plein sont choisis en début de plein et ne peuvent varier tout au long de celui-ci. Cette méthode détermine ainsi une vitesse de remplissage selon la température ambiante et la température attendue de l’hydrogène en sortie de station.

Le second protocole international est appelé MC Formula. Plus complexe à maîtriser, ce protocole permet d’optimiser le temps de remplissage tout au long du plein en recalculant à chaque seconde la vitesse de remplissage en fonction de la température réelle de l’hydrogène délivré.

Le protocole MC Formula offre une flexibilité accrue de la station de recharge face aux variations de température de l’hydrogène, alors que la méthode des tables impose des plages de fonctionnement très strictes.

Le protocole de recharge MC Formula permet ainsi d’assouplir les paramètres de gestion de la station de recharge, d’éviter les arrêts intempestifs et les avortements de plein et donc d’améliorer la disponibilité des stations et de gagner en taux d’utilisation. Il permet ainsi d’offrir une meilleure expérience utilisateur.

Second atout de ce protocole complexe, à vitesse de remplissage équivalente avec un protocole standard, la station consomme moins d’énergie – entre 15 et 20% de gain selon les modèles. Les lignes en amont entre la zone de stockage de l’hydrogène et le pistolet n’ayant pas besoin d’être pré-refroidies, la station requiert moins de matériel et de consommation énergétique au lancement du remplissage.

Ce protocole offre à l’exploitant le double avantage de s’adapter à ses besoins grâce à un gain énergétique et financier et lui assure une montée en puissance du nombre de véhicules à recharger quotidiennement.

« L’ADN d’Atawey depuis sa création a toujours été d’intégrer en interne une expertise technologique forte avec des équipes R&D, une usine de fabrication en France et l’écoute constante des besoins de ses clients. Nous l’avions déjà démontré en élargissant l’année dernière notre gamme de station avec les stations évolutives de grande capacité et les stations mobiles. Ce nouveau pas technologique conforte notre position de leader et d’expert de la distribution d’hydrogène sur toute la chaîne de valeur et nous permet de répondre à tous les besoins des écosystèmes hydrogène. » précise Jean-Michel Amaré, fondateur et CEO d’Atawey.

Atawey, premier fabricant français à intégrer le protocole MC Formula

Les équipes R&D d’Atawey ont travaillé de longs mois pour pouvoir intégrer ce nouveau protocole.
« Nous voulions pouvoir intégrer ce nouveau protocole rapidement sur nos stations. C’est chose faite et nous sommes fiers d’être les premiers en France ! Cette avancée traduit notre capacité à implémenter de nouveaux protocoles de remplissage et nous adapter à chacune des prochaines réglementations et évolutions des futurs besoins. Nous travaillons au quotidien avec tous les maillons de la chaîne pour optimiser nos stations : des constructeurs de véhicules à nos exploitants en passant par les usagers qui chaque jour viennent faire leur plein en hydrogène. » précise Guillaume Havard, Responsable Conception Produit au sein d’Atawey.

A noter, que les stations évolutives en exploitation à Chambéry et Moûtiers sont d’ores et déjà équipées de ce nouveau protocole, et toutes les nouvelles stations qui sortiront des usines Atawey intégreront la MC Formula.

« Ce nouveau protocole est un atout précieux pour répondre de façon optimale au déploiement massif de la mobilité hydrogène, tant en France qu’à l’international, et notamment pour la construction des corridors hydrogènes européens. » précise Jean-Michel Amaré, fondateur et CEO d’Atawey.

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La mobilité hydrogène en route avec Atawey : 10 ans de réalisations et un avenir encore plus ambitieux

Acteur historique de la mobilité hydrogène en France, Atawey a célébré ses 10 ans en 2022, dix années marquées par l’engagement et l’innovation. La société savoyarde entame maintenant une nouvelle décennie avec des perspectives encore plus prometteuses pour accélérer la transition énergétique. 

Ambition et innovation au cœur de la mobilité hydrogène 

En facilitant l’accès à la mobilité décarbonée, Atawey est acteur de la transition énergétique et apporte une solution pour un avenir durable. Un secteur en plein essor, comme l’indique la récente étude Trajectoire pour une grande ambition hydrogène à 2030 publiée par France Hydrogène, et 2022 aura été pour la société savoyarde l’année d’amorçage de l’accélération de son déploiement.

  • D’un point de vue technologique d’abord avec, par exemple, la station Mobile, déployée pour la première fois dans le cadre d’essais concernant le projet The New Era.
    Cette station est destinée aux applications temporaires : tests et démonstrations de véhicules hydrogènes, relais de stations fixes lors de maintenances, chantiers, etc.
  • Ensuite d’un point de vue opérationnel avec, entre autres, la mise en service de la deuxième station hydrogène du projet Zéro Emission Valley à Moûtiers.
    Un projet marquant pour Atawey, puisqu’il est le résultat concret de ses investissements en Recherche & Développement. En effet, cette station hydrogène évolutive, étudiée pour accueillir la mobilité légère comme lourde, quadruple la quantité d’hydrogène délivrée par rapport à sa précédente plus grosse station située à Chambéry. 
    Un symbole également pour la ville de Moûtiers et la Région Auvergne-Rhône-Alpes qui souhaitent donner l’exemple pour les territoires de montagne, propices au développement de la mobilité hydrogène.
  • Enfin, d’un point de vue amélioration continue avec la maintenance de la station hydrogène à Evreux. 
    Inaugurée en décembre 2019, la station évolutive d’Evreux a pu bénéficier de maintenance ; d’abord curative avec le remplacement des pièces usagées, mais aussi préventive grâce à la Recherche et au Développement acquis sur les projets qui ont suivi son installation. Cette intervention aura donc permis à Atawey de fiabiliser les équipements, de remplacer la tuyauterie pour augmenter sa résistance et son étanchéité, et de mettre à jour le programme de gestion de la station hydrogène. Une maintenance également marquée par l’évolution de la station qui, jusque-là ne faisait des pleins que pour les voitures, peut maintenant alimenter des bus.

Autant de projets qui démontrent l’importance de l’investissement d’Atawey dans des programmes de recherche et développement (R&D) afin de s’adapter aux évolutions du marché et répondre avec le même niveau de satisfaction client à une demande croissante en nombre, en taille et en complexité de stations hydrogène. Ainsi, en allant chercher en permanence l’évolutivité, Atawey peut s’assurer de rester à la pointe de l’innovation et de garantir un niveau de satisfaction maximal chez ses clients.

Une année qui se finit en beauté et une autre qui débute sur les chapeaux de roue  

Fin 2022, Atawey a élargi son périmètre de stations hydrogène déployées avec l’arrivée d’une nouvelle station en Guadeloupe. Dotée d’une capacité de distribution de 6 kg d’hydrogène,  cette station compacte S de Atawey sera mise en service au premier trimestre 2023. Elle permettra de produire et fournir de l’hydrogène vert.

A cela s’ajoute une levée de fonds de 25M€, qui va permettre à l’entreprise de se donner les moyens de mettre en œuvre son plan stratégique, et de se déployer sur l’ensemble de ses marchés cibles.

Des marchés qui s’internationalisent, puisque Atawey ouvrira prochainement un premier bureau en Espagne.

Sans oublier son projet de construction d’usine, pour lequel l’entreprise a été lauréate de l’appel à projets « Première usine », lancé par le gouvernement dans le cadre du plan « startups industrielles et deeptech » de France 2030.

2022 aura donc été une année de réussite pour Atawey, et l’entrée dans la deuxième décennie de l’entreprise s’annonce encore plus ambitieuse. Atawey compte poursuivre son développement, fédérer l’ensemble des acteurs et faciliter l’émergence et la réalisation d’écosystèmes hydrogène complets en France et à l’étranger.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les projets d’Atawey, nous vous invitons à venir nous rencontrer lors des prochains salons : Hyvolution (1er et 2 février), Meet4Hydrogen (21 et 22 mars), SITL (28-30 mars), Hannover Messe (17-21 avril).

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Vers la compétitivité économique de l’hydrogène vert

Hydrogen Europe, l’association européenne des acteurs du secteur, a récemment sorti le rapport “Clean Hydrogen Monitor 2022” qui donne un éclairage pertinent sur les enjeux actuels du marché de l’hydrogène. Il confirme le fait que l’hydrogène est une des alternatives écologiques à notre économie actuelle, basée sur la consommation de combustibles fossiles. Le rôle de l’hydrogène vert est majeur, notamment comme carburant pour les flottes de véhicules professionnels, dont les usages sont intensifs. Mais jusqu’à présent, le coût des véhicules et de ce carburant propre était un frein au déploiement massif des écosystèmes hydrogène. 

« L’hydrogène est une alternative écologique à l’économie fossile actuelle. Un avenir d’énergie renouvelable devra se construire parallèlement à la filière hydrogène, et l’hydrogène sera le pont pour faire correspondre l’offre et la demande.”

L’hydrogène vert augmente sa compétitivité face à un gaz naturel qui s’envole

Dans un contexte d’émergence de la filière d’hydrogène vert avec des coûts élevés, l’inflation et la crise mondiale du gaz permettent à l’hydrogène vert de gagner en compétitivité. En effet, le coût de l’hydrogène d’origine fossile, c’est-à-dire produit par vaporeformage du méthane, est passé de 2.65 euros par kg en 2021 à 10 euros par kg en août 2022. En comparaison, le coût de production de l’hydrogène vert par électrolyse en Europe oscillait entre 3,3 et 6,5 euros par kg (entre 2,2 et 2,9 euros par kg avec des conditions optimales de soleil et de vent) en 2021, ce qui lui confère un net avantage concurrentiel et peut donner un coup d’accélérateur au développement de la filière. 

Des innovations pour diminuer les coûts et engendrer des effets d’échelle

Mais la filière ne compte pas s’arrêter là pour gagner en compétitivité. Pour accroître les rendements et diminuer les coûts, la filière hydrogène ne cesse d’innover. Une nouvelle génération d’électrolyseurs permettra de multiplier par 16 la capacité de production pour atteindre 53 GW/an d’ici 2030, contre 3,3 GW/an actuellement en Europe. Cette production massive engendrera par ailleurs des effets d’échelle, contribuant à la baisse des coûts de production de l’hydrogène vert produit par électrolyse. En parallèle, les énergies renouvelables (éoliennes et solaires) continuent leur déploiement et confirment la tendance à une forte baisse des coûts de production. L’énergie éolienne en mer a notamment connu la diminution la plus importante avec une chute de 12% du coût nivelé de l’électricité en 2021, comparé à l’année précédente.

La transition énergétique soutenue par les financements européens

La transition énergétique de l’Europe ne pourra se faire sans le soutien des fonds publics. La Commission européenne accompagne la montée en puissance des écosystèmes de l’hydrogène avec différents programmes de financements, comme le Clean Hydrogen Partnership pour la recherche et le développement, les Fonds d’innovation pour le marketing et le Connecting Europe Facility pour les infrastructures. On peut citer également le plan REPowerEU ou les projets importants d’intérêt européen (IPCEI) qui ont eu des impacts très positifs sur le développement de la filière et ont ouvert de nouvelles opportunités aux acteurs de l’hydrogène. Selon l’étude Hydrogen for Europe de Deloitte Finance, de 480 à 890 milliards d’euros devront être mobilisés entre 2020 et 2030 pour financer l’économie de l’hydrogène. Pour financer ces besoins colossaux, l’investissement privé aura un rôle clé à jouer. Une plus grande implication des banques et institutions financières sera indispensable pour partager les risques et débloquer les fonds nécessaires au développement de la filière.

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